Publié dans Côté mère, Mes lectures

« Tu seras un homme – féministe- mon fils »

C’est le titre d’un ouvrage sorti début octobre et écrit par Aurélia Blanc, journaliste de son état (et paru chez Marabout)

Autant dire que, étant jeune mère (d’un bébé garçon) et féministe, j’ai sauté sur ce livre comme une puce sur le dos d’un chat.
(L’image est flatteuse, non ?)

téléchargement
Couverture de l’ouvrage

Enceinte, lorsque j’ai appris que nous allions être parents d’un petit garçon, j’ai été ravie. Pas parce que c’était un petit garçon, mais parce que je l’avais (re)senti, deviné.

Je passe sur la remarque de mes parents lorsqu’ils ont appris que c’était un petit mec : « merci de nous donner un petit gars ».

Moi quand parfois mes parents me désespèrent

Comme si on avait pu choisir….. Je passe aussi sur les remarques de beaucoup de gens « mais vous êtes content·e·s ou vous auriez préféré une fille ? »
Ben en fait non, on préfère que ce soit un bébé en bonne santé, après garçon ou fille, la nature fait ce qu’elle veut.

Cependant, je dois bien reconnaître qu’après la joie d’avoir senti que j’avais un futur petit gars ds l’utérus s’est pointée la peur…

C’est « facile » une fille quand t’es féministe. Je mets facile entre guillemets parce que c’est pas si simple que cela, mais au moins tu sais par quoi elle risque de passer (malheureusement), par rapport à quoi tu dois être vigilante.

Et je me faisais donc la réflexion qu’en fait, on enseigne aux filles/femmes à se défendre, à ne pas se faire agresser (malheureusement, les stratégies d’évitement – se faire raccompagner le soir, faire attention à comment on s’habille quand on sort la nuit, mettre ses clés ds la main en mode défensif pour avoir un objet de défense etc. etc.)

Mais il y a pas grand chose sur l’éducation des garçons. Même réflexion que s’est faite Aurélia Blanc, au final.

Son livre est donc devenu un peu ma bible (ouais, rien que cela)

Moi quand j’ai découvert son livre

Finalement, je n’ai rien appris véritablement, puisque tous les constats qu’elle dresse, je me suis fait les mêmes et les différentes lectures et études que j’ai pu faire m’ont aidé à cela.

Pourtant, cela fait du bien d’avoir un endroit ou tout ces constats sont regroupés. Et surtout, j’ai beaucoup apprécié les « ressources pratiques » en fin de chapitre.

Bref, éduquer un garçon de façon féministe risque d’être le plus beau et difficile projet de ma vie.
Parce que c’est quelque part continuer d’aller à contre courant. On commence à se faire à l’idée (Hallyday…MOUhahahaha) que des femmes soient féministes. Même si ça reste encore difficile d’en être une tellement les stéréotypes de la féministe sont ancrés.

Ce que les féministes s’entendent dire parfois/souvent

Et cette éducation féministe, elle va commencer par mes parents. Avec Noël qui arrive…Notamment ma mère.
L’autre jour on était toutes les deux dans un magasin de jouets. Elle regardait pour prendre un cadeau pour mon fils. Une table d’activités évolutive. Pourquoi pas, mais bon il est encore un peu petit, la table est grande, on a pas trop de place, bref, je lui dis non. Et là elle me dit « oui en plus elle est rose ».

Moi à ce moment-là

Je l’oriente alors plutôt vers quelque chose pour le bain. Et là elle voit une poupée et me dit « ah mais non c’est une poupée ».
Bon laaaaaaaaaa, j’veux dire, j’ai pas pu me taire : « et alors, il a pas le droit de jouer avec une poupée ? »
Et ma mère de me sortir : « ah oui c’est vrai que je suis avec une féministe ».

Mais je peux pas, c’est ma mère et j’essaie la non violence (mais parfois…C’est dur.)

Autant dire que quand tu éduques ton enfant, tu te prends des remarques alors que tu demandes rien (mais alors quand en plus tu veux l’éduquer à contre courant de la norme….)
J’en veux pour preuve, toujours dans ce fameux magasin, les deux vieilles qui m’ont cassé les gonades sévère parce que mon fils pleurait (il était fatigué, c’était l’heure de la sieste).

La première de me dire : il a faim. Même pas sous forme de question hein, non non. Cette femme, que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam, AFFIRME que MON fils a faim.
La seconde d’ajouter : mais non il a trop chaud. (il était en gilet dans mes bras, hmmm hmmm…)

Ouais sinon accessoirement, je vous ai rien demandé.

Et là… Elle OSE le toucher. Elle lui caresse la joue. Sans me demander la permission.

Moi si j’avais eu une épée dans la main (exit la non violence du coup…)

Bon sang mais ok c’est un bébé il peut pas te dire « non me touche pas », mais c’est pas une raison !

Bref, je suis rentrée chez moi ultra vénère (ce qui n’a pas aidé mon fils à se calmer, faut bien l’avouer…) et j’ai défoncé des méchants sur mon jeu de Xbox pour me calmer (Ca étonne svt que je joue aux jeux vidéos… Comme quoi, on a encore du boulot hein…)

Moi parfois quand la foi en un monde plus égalitaire se fait la malle

Et donc, je laisse la parole à Aurélia Blanc qui parle quand même super bien de son livre et je vous conseille vivement de le lire si cette question vous intéresse, même si vous n’avez pas de fils.
Je pense à toutes les professions ou on est en contact avec les garçons et qu’on y reproduit les stéréotypes de genre tranquille pépouze (hé coucou les éducs ^^)

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