Publié dans Côté mère

Le corps des femmes, partie II

La première partie, concernant la grossesse, est lisible par là.

Ce deuxième article est consacré à la période de l’accouchement…
Accroche toi, ça déménage.

Avant d’être enceinte, j’avais peur de l’accouchement. Faut dire que les copines s’empressaient pour la plupart de raconter le leur, qui ne se passaient pas toujours très bien et ressemblaient pour moi beaucoup trop à un carnage alors que c’était censé être le plus beauuuuuuuuuuuuuuuuuu jour de ta viiiiiiiiiiiie (avec le mariage bien sûr…) (tu sens mon ironie ?)

Quand j’imaginais l’accouchement…

Lors du rdv prénatal avec la gynéco (ou la sage femme hein, celle qui te suit en attendant que tu continues le suivi à la maternité, parce que oui, une sage femme peut t’accompagner en début de grossesse).
Bref, lors du rdv prénatal, tu abordes un peu les questions post natal : l’accouchement donc, la péridurale, la contraception, le retour à domicile, la reprise des rapports sexuels, tes angoisses etc etc.

Et durant ce rdv, qui se situe aux alentours du 4ème mois, quand ma gynéco m’avait demandé si je voulais la péridurale, j’ai répondu OUIIIIIIIII.

Moi pensant à la péridurale #SauvezMoi

Et puis, j’ai réfléchi. Je me suis demandée pour quelles raisons je voulais autant la péridurale. Ce que ça impliquait pour le bébé et pour moi. Ce que je craignais dans l’accouchement.

Ma grossesse arrivant à une étape de ma vie ou je faisais un travail thérapeutique pour me réapproprier mon corps, apprendre à l’aimer ou du moins le comprendre et le respecter (on s’enflamme pas hein), je me suis dit que c’était peut être l’occasion de vivre vraiment l’accouchement….Sans péridurale.

La rédaction d’un projet de naissance m’a beaucoup aidée.
Le projet de naissance, c’est ce que tu imagines dans le déroulé, dire ce qui est important pour vous (parce que ton·ta partenaire a bien sûr son mot à dire).

Ce qui fait que, rédiger le projet de naissance m’a obligée à comprendre comment se dérouler l’accouchement, les différents moments, les différentes étapes, ce qui pouvait arriver. Et à partir de là, non seulement la peur s’en est allée, mais en plus j’ai décidé de me laisser la possibilité de tenter sans la péridurale.

Tiens, prend ça la péridurale !

Lorsque le travail a commencé, et que nous avons été à la maternité, je suis tombée sur une sage femme en or qui m’a vraiment accompagnée comme je l’espérais.

Bon, j’ai fini par demander la péridurale parce que n’ayant pas dormi depuis le jeudi matin (et on était vendredi midi…) je commençais à peiner dans les jambes et je n’avais plus la force de pousser et d’accompagner les contractions.

Moi quand j’ai finalement voulu que bébé reste dans l’utérus #MaisPourquoiJaiFaitCa??

Avec le recul, vu que j’ai eu une césarienne par la suite, je me dis que j’ai fait gagner du temps à l’anesthésiste pour la pose du cathéter de rachianesthésie (faut bien trouver du réconfort ou on peut… ^^)

Et c’est là que tu vois ton corps différemment.
La césarienne s’est faite en urgence, la décision était prise en même pas 10 minutes parce que mon fils était en souffrance foetale.

Branle-bas de combat ! Mon conjoint a été emmené en néonat pour se mettre en tenue spéciale pour entrer dans la salle d’opération tandis que moi j’étais prise dans un tourbillon de gens et d’émotions (et de fraicheur : on se gèle les miches en salle d’op !). Une dizaine de personnes quasiment dans la salle d’op juste pour m’accueillir : les infirmières, l’anesthésiste, la puer qui va récupérer mon fils une fois l’accouchement fait, la gynéco qui arrive, la sage femme qui reste jusqu’à ce que l’opération commence et d’autres, qu’en toute honnêteté, j’ai pas calculé alors même que chacun·e s’est présenté·e.

Et pendant ce temps, mon corps était offert à la vue de tout le monde.

Alors oui, tu me diras, c’est leur taff, c’est une habitude etc.
Oui c’est vrai, et même moi sur le coup j’ai pas fait attention. Ce qui importait c’est que mon fils sorte de là et soit en bonne santé.

Mais c’est après coup que j’ai réalisé. Quand tu as le suivi post-opératoire. Que les infirmières et/ou sage-femme passent te voir dans ta chambre, pour vérifier que ta cicatrice est pas moche, que ton utérus se remet bien en place, que tu saignes pas trop (je te parlerai des suites de couches dans la partie 3)

Moi détruisant tes possibles illusions concernant la maternité

Et puis elles vérifient aussi la mise au sein si tu as décidé d’allaiter (ce qui est mon cas).

J’ai réalisé que pendant cette période, mon corps n’était plus mon corps. C’était un truc qui avait servi de matrice pour que mon fils grandisse. Que maintenant il fallait vérifier que tout rentrer dans l’ordre.

On en riait avec une amie, en se disant que pendant ces quelques jours, tu n’as plus ni pudeur (et pourtant Dieu sait que je le suis !), ni dignité. Rien.

Heureusement, ça ne dure que quelques jours.
Enfin, avant d’attaquer la période post-natal : la joie de l’allaitement et des suites de couches (et quand je parle de couches, je parle pas seulement de celle de ton bambin…)

#RegardEntendu

 

2 commentaires sur « Le corps des femmes, partie II »

  1. J’aime beaucoup votre blog. Un plaisir de venir flâner sur vos pages. Une belle découverte et blog très intéressant. Je reviendrai m’y poser. N’hésitez pas à visiter mon univers. Au plaisir.

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